À 22 ans, avec la paralysie du sommeil, il reconstitue ses cauchemars en photos, et c’est terrifiant

À 22 ans, avec la paralysie du sommeil, il reconstitue ses cauchemars en photos, et c'est terrifiant

À 22 ans, avec la paralysie du sommeil, il reconstitue ses cauchemars en photos, et c’est terrifiant

Le photographe Nicolas Bruno passe ses journées comme le reste d’entre nous, mais ses nuits sont très différentes. Et terrifiantes. À l’age de 22 ans Nicolas souffre de paralysie du sommeil depuis 7 ans maintenant, ce qui signifie qu’il connaît ses cauchemars plus intensément que les dormeurs réguliers.

La paralysie du sommeil est quelque chose qui se produit lorsque nous sommes sur le point d’entrer dans le sommeil avec un mouvement rapide des yeux (REM). Avec elle, nos corps se paralysent pour nous empêcher de bouger, de parler, mais l’esprit de Bruno reste éveillé et éprouve des hallucinations horribles. Cela l’a conduit dans l’insomnie et la dépression: «Je pensais que j’étais possédé par des démons», dit-il.

Tout a changé quand un professeur de lycée a suggéré qu’il devrait documenter ces terreurs. Depuis, il lutte contre ses craintes avec la photographie. « Ce projet m’a donné un sentiment de qui je suis », a t-il dit. «Cela m’a donné la force de persévérer dans la vie, de créer de l’art et de parler aux gens. Cela m’a apporté l’art, et je ne sais pas où je serais sans elle.

Plus d’infos: nicolasbrunophotography.com | Facebook | Instagram (h/t: cnnlostateminor)

À 22 ans, avec la paralysie du sommeil, il reconstitue ses cauchemars en photos, et c’est terrifiant :


Il nous explique à nos confrères de cheese.konbini.com :

« Mes épisodes de paralysie du sommeil contiennent des sentiments et des personnages répétitifs, comme des silhouettes sans visage qui rôdent dans ma chambre, ou le sentiment de gravité qui écrase ma poitrine. Ces silhouettes sinistres me tourmentent au pied du lit et me narguent avec de l’électricité statique et des hurlements. Peu importe à quel point je me bats, je me tords dans cette longue sensation de mort imminente ou de combat-fuite, alors que je suis emprisonné dans mon lit et dans mon corps. »

Il reconstitue ses cauchemars en photos, et c’est terrifiant :

Bruno s’est tourné vers l’art en voyant cela comme un remède thérapeutique pour soigner cette terrifiante condition. Il illustre ces épisodes à travers la photographie au lieu de puiser son inspiration dans le travail d’autres photographes. Il a tout de même étudié la peinture, la sculpture et la mode afin d’exécuter ses incroyables compositions :

« En étudiant la forme et l’exécution de ces œuvres d’art, je suis capable d’améliorer directement la façon dont je crée une composition dans mes clichés. En fusionnant mes rêves avec le symbolisme que j’ai relevé lors de mes études ou que je me suis inventé, je suis capable d’illustrer mes épisodes de paralysie du sommeil avec une approche qui propose toujours une nouvelle exploration artistique. »

Chaque photo de sa série commence par un épisode de paralysie du sommeil. Dès qu’il est à nouveau capable de bouger, il s’empare du cahier qu’il garde près de son lit pour écrire et dessiner ses expériences. Ses esquisses lui serviront ensuite de base pour composer son imagerie.

Une attention particulière aux accessoires

Il édite plus tard ses images sur Photoshop :

« Chaque jour qui passe, je gagne de plus en plus de contrôle sur ce qui arrive pendant ces épisodes et je commence à comprendre ce qui s’y déroule. En traduisant mes expériences de rêves en œuvres, j’élève mon esprit coincé dans un endroit sombre auquel je suis habitué. Je crois qu’il est important de rendre nos expériences tangibles et de savoir contrôler son stress. »

Il espère en tout cas que sa série aidera à attirer l’attention sur la paralysie du sommeil et à inspirer les gens pour qu’ils apprennent de leurs propres expériences à travers le médium qui les attire le plus.

cauchemars en photos
À 22 ans, avec la paralysie du sommeil, il reconstitue ses cauchemars en photos, et c’est terrifiant

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