De plus en plus de jeunes dans la précarité sautent un repas ou renoncent à se soigner

précarité

En France, de plus en plus de jeunes renonceraient à se soigner faute d’argent, selon la Croix-Rouge, image crédit pixabay

De plus en plus de jeunes dans la précarité sautent un repas ou renoncent à se soigner

Selon un rapport inquiétant de la Croix-Rouge, en France, les jeunes sont de plus en plus nombreux à sauter un repas ou à ne plus vouloir se soigner …

« En France, un jeune sur cinq a renoncé aux soins. Or un premier indice de la précarité est de ne pas se faire soigner. 13 000 étudiants parisiens sautent quatre à six repas par semaine, faute de pouvoir se les payer » dit le rapport.

Des étudiants contraints de sauter des repas, d’autres dans la précarité qui renoncent aux soins de santé, des jeunes des campagnes qui annulent des entretiens d’embauche faute de moyen pour régler le transport : la Croix-Rouge française veut, dans un rapport, nous alerter sur la précarisation des jeunes Français.

Dans ce rapport appelé  « Pacte Santé 2017 », l’association d’aide humanitaire constate que les jeunes français sont de plus en plus souvent confrontés à un problème : choisir entre manger ou se soigner.

Un enfant sur cinq ne peut plus se soigner

« la pauvreté rajeunit » » en France : « Ce sont principalement des jeunes et des enfants vivant dans des ménages n’ayant pas eu accès à une insertion professionnelle stable qui sont en situation de pauvreté, tandis que celle des retraités régresse », note le rapport

Pour Jean-Jacques Eledjam, président de la Croix-Rouge française, faire une croix sur les dépenses de santé relève d’une « priorisation malheureuse » de la part de personnes « paupérisées ».

« Il faut que l’Etat prenne conscience de la nécessité d’augmenter ses financements pour la promotion de la santé », demande Jean-Jacques Eledjam, président de la Croix-Rouge.

La Croix-Rouge aide de plus en plus de jeunes dans le pays

Dans les 700 épiceries solidaires gérées par l’association, où les produits s’achètent à des prix réduits, la part des moins de 25 ans est passée de 11,9 % en 2015 à plus de 13 % en 2016.

Une augmentation qui indique « un marqueur important de la précarité des jeunes », selon Jean-Jacques Eledjam.

Pour ces bénéficiaires, le « reste pour vivre moyen », qui équivaut à ce dont un foyer dispose en fin de mois une fois les charges fixes payées, ne dépasse par 85 euros, à diviser sur trente jours pour s’habiller et se nourrir, pointe le rapport..

L’association appelle l’Etat à prendre conscience de la nécessité « d’augmenter ses financements pour la promotion de la santé ».

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*