Pourquoi notre peau tombe-t-elle malade ? À la découverte d’un organe trop souvent ignoré et maltraité…

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Pourquoi notre peau tombe-t-elle malade ? À la découverte d’un organe trop souvent ignoré et maltraité…

Pourquoi notre peau tombe-t-elle malade ? À la découverte d’un organe trop souvent ignoré et maltraité…

« Je suis ce qu’il y a de plus profond chez l’homme », célèbre citation du poète et philosophe Paul Valéry.

Et il faut le dire, notre homme a tapé juste, la peau est l’organe le plus imposant de notre organisme. Elle est une machine extraordinaire et il suffit de la connaitre un peu pour s’en rendre compte.

Pourtant celle-ci a tendance à tomber « malade », et nous ne pouvons que constater des maladies de peau de plus en plus visibles et qui touchent de plus en plus de monde, sans critère d’âge, de sexe ou du milieux social. Et c’est inflammations, irritations, excrétions sous toutes ses formes, tâches, déchirures, nécroses et toutes leurs amies qui apparaissent dans notre quotidien et qui nous mènent parfois la vie dure.

  • Tout d’abord, La peau -> Késako ?

La peau, c’est 1 million de microbes, 1 dizaine de glandes sudorales, 12 nerfs et 3 vaisseaux sanguins sur 1mm2 de surface. C’est énorme, c’est un mécanisme d’organisation qui pèse en moyenne 3 kg et qui mesure environ 2m2.

Tout cela est rendu possible par sa riche vascularisation. La peau est une zone d’échange très prolifique entre nos liquides, ce sont les humeurs d’Hippocrate, et plus généralement la lymphe et le sang. Policard (médecin, professeur d’histologie et chef de laboratoire de recherche) avait calculé que la surface colloïdale de l’organisme était de 200ha irrigués par 100000 km de capillaires. On peut donc imaginer sans difficulté l’importance que peut avoir la peau dans le processus des échanges.

Notre peau a plusieurs fonctions; Elle maintient la température du corps; Elle protège nos muscles, nos vaisseaux sanguins, nos organes et nos viscères du monde extérieur. C’est un organe important de notre immunité qui assure une enveloppe protectrice contre les microbes grâce à son pH, mais aussi par sa flore cutanée. Elle soutient les organes d’élimination que sont les reins, le foie et les poumons, car elle permet l’épuration des déchets par ses glandes, de vraies micro-usines : les sébacées et les sudoripares. Elle soulage les reins en éliminant les acides par la sueurs et elle assiste le foie en éliminant le sébum (et les mucosités) par les sébacés.

Cette robe protectrice est aussi le miroir de notre santé, et l’adage « tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime » prend ici tout son sens, car ce qui se passe à l’intérieur du corps finira par s’exprimer à l’extérieur, et les maladies de peau ne sont pas la conséquence d’agressions étrangères, comme on veut trop souvent nous le faire croire, mais bien plus l’expression d’un organisme qui cherche à se nettoyer. Et pour rebondir sur la grande capacité d’échange que représente notre épiderme, c’est par elle que les « maladies » de peau apparaissent. Les naturopathes s’accordent à dire que la qualité de notre santé dépend de la qualité de nos liquides. Robert Morse nous dit par ailleurs, et je le cite, que « toutes les maladies prennent leurs sources au sein de notre système lymphatique », cette incroyable lymphe qui, à la fois, va nourrir nos cellules et les débarrasser de leurs déchets. Nous comprenons bien qu’une fois en état de ralentissement, celle-ci impactera l’ensemble de l’organisme.

  • Alors quand le corps s’encrasse, la peau s’exprime…

En naturopathcie, nous avons à coeur d’expliquer que la maladie n’est pas le produit du pur hasard, ou d’un élément agressif comme un virus ou une bactérie. Non non, pour nous, la maladie est l’expression d’un corps qui cherche à se nettoyer. Un décrassage qui se fera au profit de notre santé globale, pour permettre aux tissus de se purger des poisons qu’ils ont accumulés (pour plus de détail c’est ici que ça se passe).

Vous pouvez être sur qu’une peau surchargée, de quelque manière que ce soit, sera synonyme d’organes eux-mêmes en surcharge. Et une fois que les filtres du derme sont dépassés, les maladies de peau apparaissent. Et là, je vais directement citer le docteur Yves Vivini (cf : _la bouffe ou la vie) : « Ce sont les dermatoses, aux formes variées, pyodermites, eczémas, herpès, lupus, zonas, gommes, tumeurs cutanées, verrues, etc… Il fauttoujours voir dans ces formes pathologiques des manifestations d’auto-défense par élimination ». Et il nous dit encore plus loin dans son livre que les « Champignons, levures, microbes, virus, vers, etc… ne sont pas les causes des affections cutanées, comme on veut trop souvent le faire admettre. Ce sont les hôtes d’une peau déjà malade. La preuve est que ces parasites disparaissent d’eux même lorsque la peau retrouve ses fonctions normales ».

Toutes les maladies de peau ne sont pas le problème mais la conséquence d’un désordre interne, d’une faiblesse d’un organe ou de plusieurs, d’une surcharge des liquides de notre corps. Et lorsque le corps se trouve trop congestionné, trop « encrassé », il cherchera à éliminer, que ce soit par la peau ou un autre système. Cela est une possibilité, ce n’est pas la seule, et elle est rendue possible uniquement en fonction de la volonté du corps et de ses moyens.

Pour comprendre comment le corps « s’encrasse », se « congestionne », je vous invite à lire cet article. Mais en définitive presque tout est lié à notre hygiène de vie.

Et c’est lors de phénomènes inflammatoires, qu’ils soient aigus ou chroniques, que la peau s’exprime le mieux.

Le petit problème est qu’actuellement la médecine officielle ne voit pas les choses ainsi et c’est là où le bas blesse.

_Prenons l’exemple de l’acné, que nous verrons sous le regard de la naturopathie opposée aux explication de la médecine moderne.

Vous croisez dans la rue un adolescent qui en présente toutes les caractéristiques. Il y a de forte chance qu’il soit passé par la case dermatologue et que ce dernier lui ai prescrit une médication anti-symptomatique (et chimique).

Peut-être qu’au lieu de traiter ce symptôme pour l’effacer, par une thérapeutique inhibitrice et potentiellement violente pour l’organisme, on se rappelle tous du scandal de l’isotrétinoïnene, ne serait-il pas plus intéressant d’envisager l’angle d’attaque de manière différente ?

Imaginez, peut-être devrions-nous essayer de comprendre ce qui a provoqué cette sortie par la peau ? Et à ce moment là, au lieu d’agir de manière chimique en bloquant l’élimination, plutôt modifier notre hygiène de vie et accompagner l’élimination de manière naturelle jusqu’à ce que le symptôme s’amenuise jusqu’à disparaitre de lui même.

Les problèmes d’acné, sont en majorité dus à une congestion lymphatique et/ou à une difficulté d’élimination par les reins, ce qui dans tous les cas entrainera un ralentissement de l’activité hépatique, ce qui pourra provoquer à son tour une faiblesse rénale dans l’élimination des substances. C’est à dire que le foie est surchargé, qu’il a du mal à faire son travail, que les autres organes d’élimination sont affaiblis, et que la peau vient en renfort pour permettre une élimination que le système hépatique ne peut plus faire.

Si vous êtes gros mangeurs de pâtes, lait animal ou dérivés, fromages, sucres raffinés et viandes (surtout la rouge) et qui tous produisent beaucoup de déchets lors de la digestion et si vous avez une faiblesse de « terrain » au niveau de la sphère digestive, vous avez toutes les chances d’éliminer par la peau. Cette élimination se trouve généralement chez les jeunes car elle nécessite un minimum de vitalité que nous perdons souvent en vieillissant.

Ici il faudra simplement rééquilibrer son hygiène alimentaire pour éviter les excédent, faire du sport pour aérer et faire circuler tout ça et accompagner le processus de retour à la santé par quelques béquilles naturelles permettant d’aider à l’amélioration de la fonction du foie (mais aussi et souvent des reins pour les déchets azotés) par les plantes, par les cataplasmes ou les massages…

La technique de transpiration sera très fortement indiquée et pourra être employée, selon la vitalité, grâce au sport, aux plantes, aux techniques manuelles comme le massage, l’hydrologie avec les bains chauds, les saunas(…) ou encore l’actinologie qui est la sollicitation des capillaires et des glandes par le soleil.

Bien entendu, cet exemple de l’acné n’est pas vérité absolue et ne concerne certainement pas tous les cas pathologiques présentant une élimination par la peau. Mais il rend compte du processus du corps à éliminer, car il est bien évident que les voies amenant à une crise d’acné sont multi-factorielles et dépendent de chaque individu, en fonction de ses forces et faiblesses organiques, de sa constitution, de son hérédité, de la gérance du stress, de son environnement et son hygiène de vie. Les moyens seront aussi adaptés à l’individu en fonction de tous ces paramètres que le naturopathe pourra jauger durant une séance. Mais ce qu’il faut comprendre est qu’il ne faut jamais chercher à régler la maladie de peau par la peau, car elle agit plutôt comme une soupape de sécurité, une autoroute parallèle pour désecombrer l’organisme de ses surcharges. En médecine naturelle nous réglerons le problème à la racine. Car admettons que cet adolescent ait mit un terme à son acné par une médication chimique, cela reviendrait au même que de couper un arbre. Il n’est plus visible mais les racines sont toujours là et la pousse reprendra quoi qu’il arrive. Pour le corps humain, c’est la même chose, la surcharge ne s’exprimera peut-être plus par la peau, mais un trouble supérieur, plus profond, plus handicapant se présentera insidieusement (ou pas) à un autre niveau.

Nous comprenons donc l’intérêt de la peau en tant qu’outil d’élimination car elle peut soutenir des organes devenus faibles et permettre ainsi à l’organisme de continuer à fonctionner le plus normalement possible, jusqu’au jour où ces organes refonctionneront de manière plus correcte à la suite d’une crise d’élimination, d’une cure ou dans l’ensemble d’une hygiène de vie en faveur de la physiologie.

Et pour finir sur cette longue parenthèse, je vais redonner la parole à Vivini, qui déplore chez les dermatologues « une certaine forme de médecine esthétique, qui s’acharne à faire rentrer ou disparaître brutalement les imperfections de la peau qui ne sont en somme que des soupapes de sûreté, alors qu’il faudrait au contraire les aider et même les provoquer pour obtenir une réelle et véritable guérison ».

Alors la peau il faut savoir la nourrir, la nettoyer et la protéger pour qu’elle puisse fonctionner de la manière la plus correcte possible et qu’elle soit à même d’accomplir ses fonction d’élimination.

Et quelle est la technique ultime en terme d’activité épidermique ? La transpiration, que nous verrons dans le prochain article …

Auteur – Pourquoi notre peau tombe-t-elle malade ? À la découverte d’un organe trop souvent ignoré et maltraité…- : Adrien Ruet

Bio:

Étudiant en école de naturopathie, je ne suis pas arrivé par hasard dans l’univers des médecines naturelles. ​ Autour de mes 23 ans mon corps « tomba ». Je n’avais littéralement plus aucune énergie, et cela se caractérisa par de nombreux symptômes physiques à la clef… Bref j’étais mal. La douleur, quand elle est omniprésente, vous force à revoir vos priorités.

Et c’est ainsi que passé l’obtention d’un Bachelor en école de commerce, je me suis dirigé vers la naturopathie pour essayer de comprendre ce qui se passait. ​ Dans le même temps, j’ai totalement coupé court avec les professionnels de notre médecine actuelle et leurs traitements chimiques. Rapidement j’ai vu les choses s’améliorer jusqu’à la diminution des symptômes qui m’étaient associés, et finalement leur disparition. ​ J’ai décidé d’ouvrir Juste NATURO au public pour permettre à celles et ceux qui souffrent, ou qui veulent comprendre le fonctionnement de leur santé, d’avoir un accès à ce monde des techniques ancestrales.
Son site : www.justenaturo.com
Sa page Facebook : www.facebook.com/justenaturo/

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