Il y a 3 fois plus de cancers qu’ailleurs en France à la Fos-sur-Mer

Photo ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

 

Il y a 3 fois plus de cancers qu’ailleurs en France à la Fos-sur-Mer

Une étude indépendante révèle les conséquences alarmante de la pollution industrielle autour de l’étang de Berre…

Les personnes qui habitent la Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, deux villes situées au bord d’une zone industrialo-portuaire près de Marseille, souffrent davantage d’asthme, de diabète ou de cancer que la population française en moyenne, révèle l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Une étude indépendante révèle les conséquences alarmante de la pollution industrielle autour de l'étang de Berre...

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63 % des habitants prête de cette zone sont victimes d’une maladie chronique (contre 36 % en France)

Les affections respiratoires concernent près d’une personne adulte sur deux, et un enfant sur quatre dans la zone étudiée. Les résultats montrent également une élévation de l’asthme cumulatif chez les adultes (15,8 % de prévalence contre 10 % en France), commençant le plus souvent à l’âge adulte.

La déclaration du marie de Fos-sur-Mer après la publication de l'étude.

La déclaration du marie de Fos-sur-Mer après la publication de l’étude. – Capture écran

L’élévation des cancers est également significative, notamment chez les femmes de Fos et Port-Saint-Louis, qui à 14,5 % ont ou ont eu un cancer, contre 5,4 % des femmes en France. Les diabètes tous types sont présents chez deux fois plus de personnes (11,6 % contre 6 % dans le reste de l’Hexagone). 63 % de la population interrogée rapporte au moins une maladie chronique contre 36,6 % en France.

Une surmortalité liée aux maladies respiratoires

Les alentours de l’Etang de Berre sont occupés par l’une des plus importantes zones industrielles d’Europe. Les habitants du Golfe de Fos sont particulièrement exposés à la pollution générée par ses activités, entre la zone industrielle de Fos et celle de Lavera.

Des études menées avant pour la région de l’Etang de Berre ont montré une surmortalité liée aux maladies respiratoires. Une étude menée par l’InVS entre 2004 et 2007 a également révélé que les pathologies cardiovasculaires, les cancers des poumons, de la plèvre, et de la vessie comme les leucémies aiguës sont réellement plus élevés chez les personnes vivant autour de l’étang de Berre.

Source Fos-sur-Mer : C.C avec AFP et  www.20minutes.fr

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