Se purger à l’huile de ricin – Et pourquoi pas ?

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Se purger à l’huile de ricin – Et pourquoi pas ?

Se purger à l’huile de ricin – Et pourquoi pas ?

Nous allons aborder dans cet article les objectifs de la purge à l’huile de ricin.

Mais avant cela il convient de comprendre pourquoi cette technique utilisée depuis toujours, et qui a progressivement disparue de notre pharmacopée, est une action puissante en terme de santé.

  • La santé et ses perturbations.

En naturopathie nous savons qu’à partir d’un certain stade d’encrassement, c’est à dire de réactions métabolitiques ralenties par congestion des grands organes émonctoires, le corps ne fonctionne plus correctement, ce qui entraine assez rapidement des désordres de santé qui peuvent se déclarer de bien des manières comme les allergies, les états inflammatoires, les problèmes digestifs, endocriniens, psychiques, bref tout ce qui tend au mal être…

-> C’est de par notre fonctionnement de vie, par nos habitudes, que nous déterminons notre santé.

Si nous allons dans son sens, notre corps répondra favorablement et nous pourrons alors vivre notre existence en harmonie et sans souffrance, car notre corps est, et a toujours été, programmé pour la vie. En revanche, quand nous commençons à nous éloigner des lois de la nature, elles se rappellent à nous par ce que nous pouvons appeler la « maladie ».

Ce mal qui a dit exprime notre dissonance envers la vie et nous rappelle notre éloignement des lois biologiques de la nature par la douleur qui n’est que symptomatique de cette dysharmonie.

« Ce que tu n’apprendras pas par la sagesse, crois moi tu le comprendras par la douleur ».

Par notre hygiène (alimentation, sport, gérance du mental…) nous créons une réaction en chaîne de deux possibilités :

– Soit nous apportons à notre corps tout ce dont il a besoin en terme d’énergie par une alimentation la plus naturelle et vitalisante possible, une activité physique qui permet les bonnes réactions métaboliques, ce qui devrait nous permettre d’être en bonne forme.

– Soit nous lui donnons, par une mauvaise alimentation faite de sucres raffinés, de pesticides, d’additifs, d’édulcorants, de produits de qualités médiocres, de médicaments (…), une sédentarité chronique, des situations de stress répétés, bref ce qui amènera à une surcharge de l’organisme, tout ce qui aura pour effet d’entraîner des réactions du corps qu’on appelle actuellement « maladie ».

  • Le mécanisme de l’encrassement.

Il faut bien comprendre que lorsque ce que nous nous « encrassons » en buvant de l’alcool par exemple, ou que nous rassasions nos envies de junk-food, ou encore que nous abusons de sels, de sucres raffinés, de viandes, d’excitants comme le café ou le chocolat, de produits animaux dérivés, mais également d’amidon (…), notre corps fait fasse lors de la digestion de ces produits à ce que l’on pourrait appeler un burn-out de ses fonctions physiologiques. C’est à dire que nous ne sommes pas prévus pour manger ce qui compose la base de notre alimentation moderne et que notre corps ne peut tout éliminer lors de sa digestion.

Quand le corps n’élimine pas : il stocke. Mais où va-t-il stocker les résidus de ces digestions ?

En fonction de notre « tempérament » les résidus de nos mauvaises digestions iront se déposer dans les tissus et l’on verra des individu tendre vers la dilatation, ou (pour les personnes de constitution plus longiligne, fine) les déchets (acides) se déposeront plus symptomatiquement dans les articulations ou s’accumuleront dans les organes (lithiases rénales, calcules biliaires ou hépatiques). Bien évidemment, il existe une multitude de possibilités et en fonction de l’individualité, le l’encrassement se déposera ici ou là

Parallèlement, les cellules commenceront aussi à recevoir des doses de plus en plus grandes de toxiques.

Le corps va stocker, dans un premier temps, dans ces liquides qu’Hippocrate appelait « Humeurs ». Les humeurs c’est le sang, la bile jaune, l’atrabile et la lymphe. Cette fameuse lymphe dont on ne parle jamais. Et comme le dit si bien le médecin et naturopathe Robert Morse : « Toutes les maladies démarrent au sein du système lymphatique ». Un système lymphatique congestionné et en état de constiparé entrainera un ralentissement physiologique et organique de par l’intoxication qui empêchera la cellule (qui baigne dans la lymphe) d’accomplir correctement ses tâches.

Se purger à l’huile de ricin – Et pourquoi pas ?

Notre corps est intelligent est dès que l’encrassement devient trop important et qu’il a emmagasiné assez d’énergie à la faveur du soleil, en changement de saison, ou en réaction à un coup de froid, de stress par exemple, celui-ci va chercher par tous les moyens à revenir ou à se rapprocher de son état homéostatique, c’est à dire d’équilibre des fonctions organiques. En bref il va déstocker un maximum de déchets dans le but d’éviter des complications futures.

La physiologie de la crise d’élimination.

  • Il existe 3 stades de « maladies » :

Ainsi donc, quand nous sommes « malades » on va se sentir fébrile, d’aucunes résistances, car notre corps va employer toute son énergie à l’évacuation de ses surcharges métabolitiques. C’est ainsi qu’apparaissent les fièvres, les poussées d’urticaires, la fatigue, les vomissements ou encore la diarrhée (…).

La crise d’élimination en naturopathie qu’on appel dans notre société la « maladie » pourrait aussi tout aussi bien s’appeler crise de guérison, car elle intervient toujours au moment où le corps est le plus à même de se rapprocher de son état homéostatique (équilibre des fonctions) et que l’élimination a pour but de permettre la régénération !!!

Dans l’idéal il faudrait accompagner notre corps dans ce processus de retours à la santé et ne surtout pas entraver cette élimination si salutaire dont la vie nous a doté. C’est dans ce cadre que toutes les béquilles naturelles (huiles essentielles – plantes séchées – cataplasmes d’argile ou d’huile de ricin – repos – bains chauds – acupuncture – massage – magnétisme – les cures amères – diurétiques – les monodiètes …) peuvent être d’un grand soulagement.

N’importe laquelle des « maladies chroniques » nous indiquent que le corps est désormais trop surchargé pour permettre une élimination rapide et efficace. En revanche si l’on a recours à la médicamentation chimique, telle que l’allopathie prône en grande pompe, qui va aller contre ce nettoyage de l’organisme (dans allopathie nous avons allo qui veut dire contre), notre corps va stopper cette élimination si salutaire des toxines pour les envoyer plus profondément encore dans les humeurs. Et c’est bien ici, par la répétition de cette pratique que nous quittons le champ des crises aigües pour entrer dans la chronicité.. La mise en place d’une médicamentation encore plus présente pour soutenir la souffrance chronique et la disparition des phases aigües (et donc d’éliminations rapides et profondes) pavent la voie des affections plus graves que sont les maladies lésionnelles et dégénératives, d’une part car nous apportons encore plus de toxines à l’organisme, mais aussi car sa congestion de plus en plus grande entraine à elle seule un accroissement d’une auto-intoxication, d’un empoisonnement, partant du sytème digestif (intestins et foies) et des cellules.

Car la maladie ne serait que la résultante de notre mode de vie et que si nous ne la nourrissons pas, elle ne peut pas s’épanouir en notre corps. D’ailleurs Pasteur avait reconnu les propos de Claude Bernard qui disait en son temps que « le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Il faut comprendre ici que si nous avons un corps qui fonctionne correctement et que nous lui apportons par une bonne alimentation ce qu’il faut sans le polluer, que nous pratiquons les bases d’un hygiénisme permettant une bonne physiologie en pratiquant régulièrement une activité physique et en respectant son quota de sommeil et d’évacuation des mauvaises émotions sans tout intérioriser (le corps émotionnel est très important aussi, ce qui ne s’exprime pas s’imprime) alors il sera compliqué d’avoir une maladie.

Un exemple tout simple : la prolifération du candida albican puise sa substance dans notre propre alimentation. Un retours à plus de fruits et de légumes, moins de farineux et moins de sucres raffinés ferait diminuer de facto cette multiplication.

  • La prise de conscience :

C’est souvent dans cette phase de chronicité que les gens se tournent vers les médecines non conventionnelles mais naturelles car ils s’aperçoivent que la médecine moderne, bien plus qu’aider, enterre un peu plus leur mal-être (Je critique ici l’usage abusif dont le monde occidental fait preuve envers la pharmacopée chimique, terrible en terme de conséquences, et non les bienfaits de cette médecine moderne qui sauve des milliers de personnes par jour).

Cependant certains s’aperçoivent que malgré le retours à une bonne hygiène de vie, le chemin à la santé ne se fait pas. Cela même en s’appuyant de toutes les béquilles naturelles que l’on peut mettre en place, car nos organes sont finalement trop congestionnés par ces résidus provenant de notre mode de vie délétère.

Ces personnes ont compris l’intérêt de manger végétal et l’intérêt de le manger cru, mais cela ne passe pas, le corps n’accepte plus ce qui est bon pour lui… Les cellules ne fonctionnent plus correctement, elles ne peuvent plus éliminer leurs déchets métaboliques, il y’a auto-intoxication cellulaire, les organes digestifs émonctoriels sont congestionnés et ne parviennent plus à traiter correctement et les aliments et les déchets liés à une digestion de plus en plus difficile.

Autrement dit, l’énergie vitale est devenue moins importante que le taux d’encrassement, et ce déséquilibre profond, entrainera une dégénérescence cyclique que le corps ne pourra pas affronter.

C’est à ce moment là que le naturopathe peut se poser la question de mettre en place un jeûne, technique ultime pour permettre le nettoyage du corps, de « pouvoir vider les poubelles » comme le dit si bien Jade Allègre. En sommes de faire entrer notre organisme en processus d’autolyse, c’est à dire de permettre le nettoyage cellulaire.

Mais dans la réalité nous sommes parfois tellement faible, nous manquons de cette énergie vitale, cette force biologique non matérielle qui anime le corps dans la pensée hippocratique, et nous nous rendons bien compte que cette technique ne fonctionne pas et qu’elle aurait tendance à plus fatiguer l’organisme et à le déminéraliser, qu’à l’aider à se nettoyer.

C’est dans cette circonstance que la purge peut être d’une grande aide.

  • Les objectifs de la purge à l’huile de ricin.

Son premier objectif est d’induire une réaction de mouvement en partance du système lymphatique en direction des organes émonctoriels pour permettre une élimination des toxines de notre corps.

On cherche ici à libérer le milieu dans lequel baigne nos cellules afin de permettre une meilleure physiologie de nos fonctions organiques et ainsi donc enclencher par cette libération un souffle nouveau qui permettra au corps d’éliminer.

Donc une fois le réseau lymphatique relancé notre corps déclenchera, normalement quelques jours après la purge, une élimination qui se manifestera par de nombreux symptômes divers et variés (en fonction des personnes) comme la fièvre, la fatigue, la constipation, de la frilosité, une langue chargée, expulsion de glaires, nez encombré, diarrhée, toux, mal de gorge, inflammation des bronches, céphalée, migraines, mal aux tempes, mal aux oreilles, aux yeux, boutons de types acné ou plaques d’urticaires (…). Le corps élimine et ce n’est pas accommodant.

Son deuxième objectif est de désencombrer le foie, l’intestin grêle et le colon des matières sèches accumulées en leurs seins depuis des années. Nous parlons ici de ce que l’on appelle la plaque mucoïde qui est la résultante de mauvaises digestions au seins du grêle et colon. Difficile à croire encore aujourd’hui mais certaines personnes ont littéralement entre 5 et 10 kilos de matières stagnantes dans les intestins… La purge aura également un effet très salutaire sur les congestions hépato-biliaires en évacuant la bile en état de stagnation sous forme de boue et en permettant d’éliminer les calcules hépatiques et parfois biliaires.

Pour faire simple quand nous mangeons trop, mal, ou encore en ne respectant pas certaines combinaisons alimentaires importantes, le transit se ralentit et les matières stagnantes entres rapidement en état de fermentation, ce qui entraine une inflammation de la muqueuse intestinale qui pour se protéger crée du mucus. La plaque muccoïde se crée lorsque nous choquons régulièrement nos intestins par notre alimentation (cigarette et alcool compris). Elle va avoir pour conséquence de ralentir progressivement le transit car elle va venir se déposer sur les microvillosités présentent tout le long du grêle, entrainant des états de constipation (qui n’ont rien à voir avec le stress n’en déplaise à bon nombre), mais également de ralentissement des fonctions des organes voisins des intestins (foie, vésicule biliaire, pancréas…).

C’est ainsi que la purge à l’huile de ricin peut permettre le nettoyage, aussi bien au niveau cellulaire que celui des intestins et foie – vésicule biliaire. Elle est intéressante pour celui ou celle qui cherche à revenir à la santé car elle permettra la sortie de bon nombre de mucosités ou cristaux par la réaction de détoxification, des toxines accumulées, qu’elle induira.

Néanmoins, il ne faut pas la prendre à la légère et tout le monde ne peut pas la pratiquer, je pense notamment aux femmes durant leurs périodes menstruelles ou qui sont enceintes, ou bien encore les personnes trop médicamentées.

Je vous propose dans le prochain article de découvrir comment la préparer.

Se purger à l’huile de ricin – Et pourquoi pas ? Auteur – Le regard du naturopathe – : Adrien Ruet

Bio:

Étudiant en école de naturopathie, je ne suis pas arrivé par hasard dans l’univers des médecines naturelles. ​ Autour de mes 23 ans mon corps « tomba ». Je n’avais littéralement plus aucune énergie, et cela se caractérisa par de nombreux symptômes physiques à la clef… Bref j’étais mal. La douleur, quand elle est omniprésente, vous force à revoir vos priorités. Et c’est ainsi que passé l’obtention d’un Bachelor en école de commerce, je me suis dirigé vers la naturopathie pour essayer de comprendre ce qui se passait. ​ Dans le même temps, j’ai totalement coupé court avec les professionnels de notre médecine actuelle et leurs traitements chimiques. Rapidement j’ai vu les choses s’améliorer jusqu’à la diminution des symptômes qui m’étaient associés, et finalement leur disparition. ​ J’ai décidé d’ouvrir Juste NATURO au public pour permettre à celles et ceux qui souffrent, ou qui veulent comprendre le fonctionnement de leur santé, d’avoir un accès à ce monde des techniques ancestrales.
Son site : justenaturo.wix.com
Sa page Facebook : www.facebook.com/justenaturo/

2 commentaires à propos de “Se purger à l’huile de ricin – Et pourquoi pas ?

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