Tu ne méritais pas de mourir

méritais pas de mourir
Tu ne méritais pas de mourir

Image crédit : source

Le 7 juin 2017

Tu ne méritais pas de mourir

La plupart du temps, je peux faire face à ton décès. Je peux retenir mes larmes et accepter que tu sois parti.

Je me force à croire aux mots clichés qu’on me lance partout, que les bonnes personnes meurent jeunes, que Dieu prend les meilleurs d’abord, et que tout se passe pour une raison.

Mais parfois, cette attitude positive disparaît et je ressens simplement de la colère. Une blessure. De la trahison.

Je suis désolé de ne pas pouvoir être fort tout le temps. Qu’il y ait des jours où je remets ma foi en question. Des jours où je déteste le monde et chaque personne à l’intérieur de celui-ci. Des jours où je suis amère quant à la façon dont la vie a changé.

Je suis désolé de ne pas pouvoir marcher avec un espoir inébranlable quand je sais combien ce monde est injuste. Je suis désolé, je ne suis pas parfait. Je suis désolé, je porte tellement de colère en moi.

Je suis énervé, parce que tu as abandonné ta famille. Tu as laissé des personnes qui ont encore besoin de ton amour, de ta voix, de tes câlins, de tes bisous. Des personnes qui se souciaient plus de toi que d’elles-mêmes. Des personnes qui feraient n’importe quoi pour pouvoir passer encore une minute avec toi.

Je suis énervé, parce que je continue de voir ces gens courir dans tous les sens sans se soucier du monde, qui vivront plusieurs décennies de plus que toi. Parce que la bonté dans ton cœur aurait dû te faire gagner plus de jours, de mois, d’années.

Je suis énervé, parce que tu méritais mieux. Tu méritais de célébrer plus d’étapes. Tu méritais de voir les gens autour de toi grandir. Tu méritais de vieillir et de mourir tranquillement pendant ton sommeil après avoir vécu quatre-vingt-dix merveilleuses années.

Je suis énervé, parce que ce n’est pas juste. Ce qui t’est arrivé n’est pas juste. Ce qui est arrivé à ta famille n’est pas juste.

Tu me manques. 

Et je déteste que tu me manques, car tu ne devrais pas. Je devrais pouvoir t’appeler. Je devrais pouvoir frapper à ta porte. Je devrais pouvoir te voir en face à face quand je le veux.

Tu devrais toujours être là, en ce moment, à m’envoyer des messages pour me demander ce que j’ai fait. Tu devrais toujours être là, en ce moment, à me donner une raison de rire au lieu de pleurer. Tu devrais toujours être ici, en ce moment, vivant.

Peu importe le nombre de clichés qui m’ont été sortis sur les bonnes personnes qui meurent jeunes, quel que soit le nombre de ces mots que je choisis de croire pour trouver un semblant de réconfort, je croirai toujours que ta mort était une connerie.

Je croirai toujours qu’il y a eu une sorte d’erreur, que tu ne le méritais pas.

Je croirai toujours que tu méritais beaucoup plus.

Source Tu ne méritais pas de mourir : thoughtcatalog.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*